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COVID-19 : Continuité des soins de ville

Réalisation des tests de dépistage par les kinésithérapeutes, télésoin, guides de prise en charge et recommandations officielles, documents patients...

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Retrouvez ici les informations officielles au sujet de la continuité des soins de ville.

Dernière mise à jour : 23 septembre 2020
 

 

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NOUVEAU ! CREATION DE CENTRES DE DEPISTAGE ET DE DIAGNOSTIC PAR L'ARS IDF

Date : 23 septembre 2020

L'ARS IDF met progressivement en place 20 Centres de Dépistage et de Diagnostic covid-19 (CDDC) permanents, ouverts 6j/7, présents sur l'ensemble de la région. Dans un premier temps, ils sont réservés aux personnes nécessitant un accès prioritaire au test de dépistage et seront ouverts jusqu'à la fin de l'hiver.

Depuis ce 21 septembre, 8 centres sont déjà ouverts. Ils seront renforcés par 12 autres centres qui seront opérationnels d'ici le 28 septembre.

Liste des centres de dépistage et de diagnostic covid-19 (CDDC) :
 

Opérationnels depuis le 21/09 : 

  • Paris 4e : laboratoire Mlab, 2 place Baudoyer 75004 
  • Paris 13e : laboratoire Eurofins-Biomnis, Mairie du 13e, rue Philippe de Champagne 75013
  • Paris 15e : laboratoire Cerballiance, Mairie du 15e, 31 rue Péclet 75015
  • Paris 19e : laboratoire Bioclinic, parvis de la Mairie du 19e, 5-7 place Armand Carrel 75019
    De 9h30 à 15h30 
  • Trappes (78) : laboratoire Eurofins-Biomnis, 2 allée Antoine de Saint Exupéry 78190 
  • Mantes-la-Jolie (78) : laboratoire Cerballiance, 10 avenue du Président Franklin Roosevelt 78200 
  • Vitry-sur-Seine (94) : laboratoire Cerballiance, Salle du château, 6 rue Montebello 94400
Opérationnels depuis le 22/09 :
  • Paris 18e : laboratoire Biogroup, 10 rue Maurice Grimaud 75018
    De 8h à 14h 
Ouverture au cours de la semaine du 21 et 28 septembre : 
  • Paris 17e 
  • Melun (77)
  • Serris (77)
  • Evry (91) 
  • Massy (91) 
  • Issy-les-Moulineaux (92) 
  • La Défense (92) 
  • Saint-Denis (93) 
  • Bondy (93) 
  • Fontenay-sous-Bois (94) 
  • Cergy (95) 
  • Argenteuil (95) 

 

LES KINESITHERAPEUTES PEUVENT DESORMAIS EFFECTUER LES TESTS PCR

17 septembre 2020

L'arrêté du Ministère des Solidarités et de la Santé, datant du 15 septembre 2020, autorise les masseurs kinésithérapeutes préalablement formés, à réaliser un acte de prélèvement nasopharyngé sur un patient suspecté d'infection covid-19.

Voir l'arrêté du 15 septembre 2020

Lieux de prélèvement et cotation associée?

L'acte de prélèvement PCR pourra être réalisé en laboratoire, en cabinet ou dans une structure dédiée. Il sera alors valorisé à hauteur d'un AMK 4,54.

Il pourra également être réalisé à domicile. Dans ce cas, l'acte de prélèvement sera valorisé à hauteur d'un AMK 6,15.

Quelle formation ?

Pour pouvoir effectuer les actes de prélèvements par PCR, les kinésithérapeutes doivent avoir suivi une formation spécifique. Celle-ci doit être conforme aux recommandations de la Société Française de Microbiologie (SFM) et être dispensée par un médecin ou un biologiste médical.

Voir le guide de formation de la Société Française de Microbiologie

Voir la fiche d'évaluation et d'attestation de la formation

 

RECOURS AU TÉLÉSOIN

L'arrêté du 16 avril 2020 a autorisé les kinésithérapeutes à réaliser des consultations en télésoin pendant toute la durée de l'état d'urgence sanitaire.
L'arrêté du 10 juillet 2020 prolonge cette autorisation jusqu'au 30 octobre 2020, sauf disposition contraire. Vous pouvez donc continuer à prendre en charge des patients en télésoin jusqu'à cette date.

Pour toute question, n'hésitez pas à consulter notre
FAQ dédiée ou notre vidéo explicative ci-dessous.

BON à SAVOIR : Pour faciliter la mise en relation entre patients et kinésithérapeutes, nous avons déployé la plateforme inzee.care. Vous pouvez bénéficier gratuitement de cette plateforme, qui offre un module sécurisé et simple d'utilisation pour la réalisation du télésoin.

 

REPRISE D'ACTIVITÉ : RECOMMANDATIONS DE L'ARS IDF ET DE L'ORDRE


Le Conseil national de l'Ordre des kinésithérapeutes a mis à jour ses recommandations. 

Dans les cabinets comme au domicile des patients, il est essentiel de continuer à appliquer strictement les règles d’hygiène :
"Auprès de vos patients, n’hésitez pas à rappeler autant que nécessaire les règles d’hygiène et de distanciation sociale. Professionnels de santé proches de vos patients, votre rôle en matière de prévention et de santé publique est essentiel dans la maîtrise de l’épidémie."


Voir l'intégralité des recommandations + le kit d'affiches

Voir le guide de bonnes pratiques mis à jour 


 

Ces recommandations viennent compléter celles de l'ARS Île-de-France, en étroite collaboration avec l’Assurance Maladie, l’URPS Kiné Île-de-France et le conseil régional de l’Ordre des kinésithérapeutes. Cliquez ICI pour consulter le document de recommandations

Ce document a été complété par l'ARS IDF en date du 10 juin 2020, concernant les points suivants :


1) Les kinésithérapeutes peuvent prendre en charge simultanément plusieurs patients au sein d’une même pièce si :


  • Le plateau technique est suffisamment grand pour permettre la distanciation suivante : 1 patient pour 4 m²

  • Aucun de ces patients ne présente une situation de vulnérabilité ou de fragilité
  • 
Patients et kinésithérapeute disposent chacun d’un masque.

Ces recommandations doivent être adaptées par chaque professionnel en fonction de la taille des salles, du type de rééducation effectuée et de sa patientèle.
La kinésithérapie respiratoire devra être prise en charge individuellement.

 

2) La reprise des activités de balnéothérapie en bassins chlorés peut être envisagée, dans le respect des règles suivantes :

  • Accès au bassin limité à 1 patient pour 4 m² (en cas d’impossibilité, le bassin ne pourra être occupé que par un patient à la fois)
  • Port du masque obligatoire jusqu'à l'entrée dans le bassin et dès la sortie du bassin.


Ces recommandations doivent être adaptées par chaque professionnel en fonction de la taille des bassins / piscines, des types de rééducation effectuées (épaules, hanches, activité génératrice d’effort ou non etc) et de sa patientèle.
 

Ce document a vocation à alimenter et à compléter les recommandations publiées par l'Ordre pour une reprise progressive et maitrisée de l’exercice, tout en apportant, sur certains points, un éclairage sur les spécificités liées à l’Île-de-France.
Ces recommandations seront susceptibles d’être mises à jour selon l’évolution de la situation.

 

CONSEILS POUR PRÉVENIR ET TRAITER LA DÉNUTRITION

Les patients COVID sont à haut risque de dénutrition, avec une fonte musculaire importante, une fatigabilité accrue et un risque de stress post-traumatique en lien avec l’hospitalisation et le passage en réanimation.
La dénutrition doit donc être systématiquement prévenue, recherchée, diagnostiquée et traitée par un accompagnement pluridisciplinaire : Médecin / Diététicien(ne) / Kiné – Enseignant APA / Psychologue.

Les réseaux RKBE et Récup’Air ont participé, avec le groupe de travail mis en place par l’ARS Île-de-France, à l’élaboration d’un document de prévention de la dénutrition post-COVID, et de modèles de fiches de liaison et de prescriptions de soins de kinésithérapie (pages 6 et 7).


L'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris a également mis en place un dépliant de Conseils alimentaires après une infection sévère
 



CRÉATION DE 2 ACTES COVID-19

Amelipro a annoncé ce jour 2 nouvelles cotations, pour la prise en charge individuelle de patients après hospitalisation pour affections liées au COVID-19.

Sur prescription médicale et à compter du 2 juin 2020, vous pourrez coter :

  • Un AMK 20, pour rééducation de déficiences respiratoires et locomotrices (30 mn environ) 
  • Un AMK 28, pour rééducation de déficiences respiratoires, locomotrices et neurologiques (60 mn environ). 

Ces cotations, habituellement applicables pour des soins chez des patients BPCO, pourront être utilisées chez les patients post COVID-19, adaptables à la fatigabilité du patient. Elles pourront être réalisées si besoin en alternant télésoin/présentiel — après un premier contact en présentiel, obligatoire pour pouvoir réaliser le bilan et plan de soin.

Le nombre de séances est limité à 20 par patient. Au delà de ce nombre, la cotation des actes se fera selon la nomenclature actuelle. 

Pour les patients présentant une infection COVID-19 prise en charge à domicile, avec une déficience modérée ou d'un seul appareil, la rééducation kinésithérapique sera cotée avec les actes déjà inscrits à la NGAP.

La période d'application de cette mesure dérogatoire est limitée jusqu'à 6 mois après la fin de l'état d'urgence, c’est à dire jusqu’au 10 janvier 2021.



RESSOURCES A DESTINATION DES PATIENTS

Nous avons également sélectionné ci-dessous quelques documents-ressources, qui pourront vous être utiles pour répondre aux questions éventuelles des patients, ou pour afficher dans votre cabinet.




REPRISE DE L'ACTIVITÉ CHIRURGICALE

Nous avons reçu les précisions de l’ARS IDF pour les actes suivants, qui incluent certains actes nécessitant des soins de kinésithérapie post-opératoires : 

  • Actes réalisés sous anesthésie locale : par exemple : chirurgie ophtalmologique, cutanée, chirurgie réparatrice, ...
  • Actes réalisés sous anesthésie loco-régionale : par exemple : chirurgie de la main, orthopédique, pelvienne, ...
  • Actes réalisés en ambulatoire sans nécessité de curare : par exemple : chirurgie proctologique, chirurgie des varices, chirurgie mammaire, endoscopie, ...
     

Voir le document complet ICI



INTERVENTIONS EN EHPAD

Après une interruption quasi-totale des interventions pendant plusieurs semaines, les kinésithérapeutes libéraux intervenant en EHPAD peuvent y reprendre leurs activités sous certaines conditions.

En effet, le 15 avril 2020, la direction du pôle médico-social de l'ARS IDF nous a transmis le message suivant : les kinésithérapeutes qui travaillent habituellement en EHPAD et en ESMS PH, après contact avec la direction, sont invités à reprendre leur activité dans ces établissements. Il conviendra d’appliquer strictement les gestes barrières et précautions d’hygiène et d'effectuer la kiné en chambre.

- S’agissant des EHPAD en tarif partiel : le recours aux kinésithérapeutes libéraux est possible selon les règles habituelles, à savoir la facturation des actes à l’assurance maladie.

- S’agissant des EHPAD en tarif global : dès lors que l’accompagnement des personnes âgées nécessite une augmentation des interventions de kinésithérapeutes, l’EHPAD peut y avoir recours en sus de la dotation versée à l’établissement. Le surcoût sera financé par l’ARS au moment de la campagne budgétaire 2020 sur la base des justificatifs des dépenses fournis par l’établissement (tableau récapitulatif des heures effectuées et du coût horaire). Source : ARS IDF - 27/04/20.
 

Pour rappel, il a été annoncé le 7 avril que l’ensemble des patients et professionnels concernés devraient pouvoir être dépistés selon un cadencement piloté par les délégations départementales de l’ARS IDF (auparavant, seuls les 2 premiers patients symptomatiques du COVID-19 en EHPAD, étaient éligibles au dépistage).


COMMENT PRENDRE EN CHARGE UN(E) PATIENT(E) COVID ? 

L'ARS Île-de-France a mis à jour différents guides, dans lesquels vous pourrez trouver des informations utiles pour la prise en charge en kinésithérapie des patients symptomatiques COVID.



L’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a élaboré un guide à destination des patients en rémission du COVID-19, et de leurs kinésithérapeutes. Celui-ci pourra vous être utile pour la prise en charge en ville également.

Vous y trouverez un ensemble d’explications, de conseils et d’exercices de rééducation qui peuvent soulager les symptômes des patients, limiter les conséquences de l’infection et faciliter leur récupération. 

  • Des exercices respiratoires
  • Des exercices de mobilisation
  • Des postures d’étirements
  • Des exercices de renforcement musculaire
  • Des exercices d’équilibre

L'AP-HP précise que l’utilisation de ce livret patient doit être encadrée par un kinésithérapeute.

 

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Pour rappel, L’AP-HP avait précédemment publié, dans un objectif de protection des praticiens en exercice salarié ou mixte, des recommandations pour la réalisation des séances de kinésithérapie respiratoire chez un patient confirmé ou suspect d’infection à Covid-19.

Vous trouverez notamment dans cette fiche : 

- Mesures de protection du personnel (entrée, sortie, équipements…)
- Déroulement des séances de kinésithérapie respiratoire
- En cas d’utilisation d’un in/exsufflateur
- Si le patient est en ventilation spontanée / sous ventilation non-invasive / sous ventilation invasive


Voir la fiche complète ICI

 

 

RECOMMANDATIONS DE LA HAUTE AUTORITÉ DE SANTÉ

La HAS (Haute Autorité de Santé) a publié le 16 avril 2020 ses recommandations, afin d'aider les kinésithérapeutes à intervenir de la façon la plus efficiente et sécurisée possible au domicile des patients infectés et des patients déjà suivis pour une maladie chronique ou pour leur fragilité, qui pourraient être infectés.

Rappel : ces réponses élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de leur publication sont susceptibles d’évoluer en fonction de nouvelles données.

Voir le document complet ICI.

 

RECOMMANDATIONS POUR LA KINÉ VESTIBULAIRE ET PÉRINÉALE

En cette période particulière, les actes de kinésithérapie doivent être adaptés, notamment en terme d'hygiène pour protéger le patient comme le soignant.

Certains actes requièrent une précaution toute particulière. Vous trouverez ci-dessous les recommandations de l'ARREP (Association Réseau Rééducation en Pelvipérinéologie) et de la SFKV (Société Française de Kinésithérapie Vestibulaire).


QU'EST-CE QU'UN ACTE PRIORITAIRE ET NON-REPORTABLE ?

Suite aux consignes de réserver les actes de kinésithérapie à domicile pour des « patients vulnérables pour lesquels l’arrêt de la kinésithérapie risquerait d’entraîner une aggravation majeure », le collège de Masso-Kinésithérapie a précisé, au travers d’un communiqué de presse,  la définition de « l’acte prioritaire et non reportable » :

« Un acte prioritaire et non reportable en Masso-Kinésithérapie est un acte qui, par son absence de réalisation, risque d’entraîner une hospitalisation ou une perte de chance irréversible pour le patient sur sa récupération fonctionnelle définitive et/ou sur l’entretien de ses capacités fonctionnelles qui pourrait avoir une incidence sur le pronostic vital ou l'espérance de vie, et cela même si des soins de rééducation étaient réalisés ultérieurement.

Un acte prioritaire et non reportable doit toujours être réalisé dans le respect de la sécurité du patient en considérant que le bénéfice obtenu par la réalisation de cet acte est supérieur aux risques. »

Voir le communiqué complet