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COVID-19 : Stratégie de dépistage

Dépistage, isolement, définition de cas contact, ...

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Retrouvez ici les informations officielles au sujet de la stratégie d'isolement et de dépistage.

Dernière mise à jour : 23/11/2020

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TESTS DE DEPISTAGE ET KINESITHERAPIE

Mise à jour : 24/11/2020

1. Que dit la loi ?

Depuis l’arrêté du 15 septembre 2020, les kinésithérapeutes, sous réserve d’être formés et habilités, ont la possibilité de réaliser des prélèvements d’échantillons biologiques pour l’examen de détection du génome du SARS-CoV-2.
 
Concrètement, les kinésithérapeutes ont donc désormais le droit de prélever. L’analyse des résultats est quant à elle réservée aux biologistes ; et aux médecins, pharmaciens et infirmiers, autorisés, à titre dérogatoire, au diagnostic rapide par TROD.

Pour préciser, on retrouve deux familles de tests :

  • Les tests RT-PCR existant depuis plusieurs mois déjà dans les laboratoires ; leurs résultats sont sous la responsabilité du biologiste.
     
  • Les tests antigéniques, dits tests rapides, qui sont de deux types :
  • Les TDR, devant être réalisés sous la responsabilité d’un biologiste.
  • Les TROD, devant être réalisés sous la responsabilité des professionnels autorisés à titre dérogatoire (médecin, pharmacien ou infirmier)

Dans les deux cas, le kinésithérapeute peut se mettre en relation avec l’un des professionnels cités précédemment, pour venir en appui sur l’opération de prélèvement.

  • S’il travaille en collaboration avec un laboratoire d’analyses médicales, il devra signer une convention de fonctionnement avec le biologiste responsable de la bonne pratique du prélèvement. Il pourra alors :
  • Pour les RT-PCR ou les tests antigéniques de type TDR : Intervenir au sein même du laboratoire pour la réalisation des prélèvements.
  • Pour les RT-PCR : réaliser les prélèvements dans son cabinet ou à domicile (sous réserve d'être en mesure d'assurer les bonnes pratiques d'hygiène et de sécurité).
     
  • S’il travaille en collaboration avec un médecin, un pharmacien d’officine ou un infirmier, la signature d’une convention n’est pas obligatoire mais il reste préférable de formaliser vos accords par écrit.
     

2. Comment et où se former ?

La formation et l’habilitation doivent se faire conformément aux recommandations de la Société Française de Microbiologie. La formation doit être dispensée par un professionnel de santé lui-même formé et habilité.
 
Une fois formé et habilité, le kinésithérapeute doit transmettre son attestation de formation et d’habilitation à son assureur de responsabilité civile professionnelle. Cela lui permettra d’être couvert pour la pratique d’un geste ne faisant pas partie des actes normalement autorisés.
 
Vous pouvez vous rapprocher de vos laboratoires de ville ou de professionnels de santé habilités pour vous former. La Société Française de Microbiologie a communiqué son support de formation et son modèle d’attestation de formation-habilitation. Vous pouvez les consulter grâce aux liens :

L’URPS Kiné IDF organise, en partenariat avec l’URPS Pharmaciens IDF, des formations permettant également d'obtenir cette habilitation. Ces formations d’une heure sont à la fois théoriques et pratiques. Deux dates ont pu être mises en place, ces 12 et 13 novembre. Nous reviendrons vers vous si de nouvelles formations sont organisées.
 

3. Quel test ? Pour qui ?

Voici l’arbre décisionnel de la Direction Générale de la Santé qui nous explique quel test est à réaliser en fonction de la présence ou non de symptôme, et selon le cadre de dépistage (individuel ou collectif).

  • Concernant les tests antigéniques :
     
    • Le fait d’être un patient âgé de 65 ans ou plus et une personne qui présente au moins un facteur de risque n’est plus un critère d’exclusion et le fait de ne pas pouvoir obtenir un test PCR en 48 heures n’est plus un critère d’éligibilité.
       
    • Pour les personnes asymptomatiques, à titre subsidiaire et lorsque le professionnel de santé l'estime nécessaire dans le cadre d'un diagnostic, les tests antigéniques peuvent être utilisés, à l'exclusion des personnes contacts et des personnes identifiées au sein d'un cluster.

En cas de positivité du test antigénique, le patient sera isolé immédiatement. Si le résultat est négatif et que le patient est symptomatique, âgé de plus de 65 ans ou présentant des facteurs de risque d’aggravation, une consultation médicale avec confirmation par RT-PCR est recommandée.

Voir les dernières informations de la Direction Générale de la Santé
 

4. Quelles cotations et quelles conditions de facturation pour les kinésithérapeutes ?

  • Concernant la cotation, 3 cas de figure :
  1. Pour les kinésithérapeutes intervenant en laboratoire, en cabinet ou dans une structure dédiée à la réalisation de prélèvements pour patients suspectés d’infection à la covid-19 (pharmacie d’officine, cabinet médical, cabinet infirmier), la cotation prévue pour un prélèvement nasopharyngé est un AMK 4,54 soit 9,76€.
     
  2. Pour les kinésithérapeutes pratiquant un acte de prélèvement nasopharyngé, à domicile, sous convention de collaboration avec un laboratoire d’analyses médicales : AMK 6,15 soit 13,22€.
     
  3. Pour les kinésithérapeutes intervenant en appui de la consultation médicale dans un centre ambulatoire dédié à la COVID-19, et pratiquant, en complément, des prélèvements nasopharyngés, la cotation prévue est un AMK 2,2 soit 4,73€ (dans ces situations, les kinésithérapeutes bénéficient par ailleurs d’un forfait de 130€ pour 3 heures d’activité).
     
  • Concernant la facturation de l’acte de prélèvement :
     
  • Une ordonnance n’est pas obligatoire pour autoriser l’acte de prélèvement. Ainsi pour sa facturation, l’Assurance Maladie propose l’utilisation d’un code « fictif » pour renseigner le code médecin. Il faudra donc obligatoirement renseigner le numéro prescripteur suivant : n° AM 291 991 453. Dans ce cas, la télétransmission se fera sans joindre une ordonnance, sans générer d’indu.
     
  • Dans le cas où le patient fournit une ordonnance ou un bon “contact tracing”, le processus de facturation reprend le code du médecin prescripteur.

Ces actes sont pris en charge à 100% au titre de l’assurance maladie obligatoire en mentionnant le code « EXO-DIV ».

Voir le lien vers le site de l’Assurance Maladie 
 

5. Comment se procurer le matériel nécessaire à la réalisation des prélèvements ?

Les professionnels responsables du diagnostic (biologiste, pharmacien officinal, médecin ou infirmier) doivent vous fournir le matériel nécessaire au prélèvement.

 

SUIS-JE CAS CONTACT ? LES DERNIERES MISES A JOUR DE SANTE PUBLIQUE FRANCE

Mise à jour : 18/11/2020

Cas « possible » , « probable », « confirmé », « contact à risque », « contact à risque négligeable »… Toutes ces formulations font désormais partie de notre quotidien. Quelles en sont les définitions ? Qu’est-ce qu’une protection efficace ? Est-on protégé par une sérologie positive à la Covid-19 ? Lorsque l’on s’interroge sur une situation vécue, comment savoir si on est « cas contact » ?

Santé Publique France a mis à jour ces définitions de cas, en les adaptant à l’évolution des connaissances sur l’épidémie de Covid-19.

♦ Quelles évolutions dans la définition d’un cas confirmé ?

La définition d’un cas confirmé inclut désormais les tests par amplification moléculaire de type RT-LAMP et les tests antigéniques ; et ce en plus des tests de type RT-PCR.
 

♦ J’ai eu un résultat de sérologie positif à la Covid-19 et j’ai de nouveau eu un contact avec un cas de Covid-19 ; suis-je protégé ?

Les tests sérologiques permettent de savoir si une personne possède des anticorps contre le SARS-CoV2. Si une personne a effectué une sérologie, dont les résultats sont revenus positifs, datant de moins de 2 mois ; et si cette personne se trouve en situation de contact avec un cas de Covid-19, elle ne sera pas considérée comme cas contact « à risque » mais comme « contact à risque négligeable ».
 

♦ Qu’est-ce qu’une protection efficace ?

Lorsque l’on est en présence d’une personne infectée par le SARS-CoV-2, une protection efficace s’opère si des mesures dites « barrière » sont respectées. Cette barrière passe par la création de deux espaces indépendants, séparant chacun des protagonistes. Cela est par exemple le cas lors d’une communication au travers d’une vitre ou d’un hygiaphone.

Lorsque les masques répondent à des normes garantissant un niveau suffisant de filtration, tant à l’inspiration, qu’à l’expiration, leur port est également efficace dans les conditions suivantes :

  • lorsqu’il est porté par vous-même ou par le cas, s’il s’agit d’un masque FFP2, d’un masque chirurgical, d’un masque en tissu fabriqué selon la norme AFNOR SPEC S76-001 de catégorie 1, ou d’un masque en tissu à fenêtre transparente homologué par la Direction générale de l’armement ;
     
  • lorsqu’il est porté par chacune des parties lorsqu’il s’agit d’un masque en tissu fabriqué selon la norme AFNOR SPEC S76-001 de catégorie 2.

 

♦ Et pour les masques « maison », les visières ou les plaques en Plexiglas ?

Le port ou la mise en place de ces accessoires ne sont pas considérés comme des mesures de protection efficaces.
 

♦ Une personne présente des signes évocateurs de la Covid-19, dans quelle mesure est-elle un « cas possible » ?

Santé Publique France apporte des éléments relatifs aux signes cliniques selon l’âge et la situation de la personne :

  • En population générale : asthénie inexpliquée ; myalgies inexpliquées ; céphalées en dehors d’une pathologie migraineuse connue ; anosmie ou hyposmie sans rhinite associée ; agueusie ou dysgueusie. 
     
  • Chez les personnes âgées de 80 ans ou plus : altération de l’état général ; chutes répétées ; apparition ou aggravation de troubles cognitifs ; syndrome confusionnel ; diarrhée ; décompensation d’une pathologie antérieure. 
     
  • Chez les enfants : tous les signes sus-cités en population générale ; altération de l’état général ; diarrhée ; fièvre isolée chez l’enfant de moins de 3 mois.
     
  • Chez les patients en situation d’urgence ou de réanimation : troubles du rythme cardiaque récents ; atteintes myocardiques aigües ; évènement thromboembolique grave. 
     

♦ Je m’interroge sur une situation vécue. Comment savoir si je suis cas contact ?

Nous avons résumé les informations de Santé Publique sous la forme d’un arbre décisionnel que vous pouvez consulter ci-dessous :

A noter : les définitions de cas en milieu scolaire ne sont pas reprises par Santé Publique France. Elles suivent le protocole sanitaire de l’Education Nationale.



 

LES KINESITHERAPEUTES PEUVENT DESORMAIS EFFECTUER LES TESTS PCR ET PRELEVEMENTS SALIVAIRES

Mise à jour : 29/09/2020

L'arrêté du Ministère des Solidarités et de la Santé, datant du 15 septembre 2020, autorise les kinésithérapeutes préalablement formés, à réaliser un acte de prélèvement nasopharyngé sur un patient suspecté d'infection covid-19.


Le 27 septembre, le gouvernement a publié un nouvel arrêté. En plus des prélèvements nasopharyngés, les kinésithérapeutes pourront désormais réaliser les prélèvements salivaires.

Voir l'arrêté du 15 septembre 2020
Voir l'arrêté du 27 septembre 2020


Quelles conditions de réalisation et quelles cotations ?

  • Pour les kinésithérapeutes intervenant en appui de la consultation médicale dans un centre ambulatoire dédié à la covid-19, et pratiquant, en complément, des prélèvements nasopharyngés ou salivaires, ils pourront coter un AMK 2,2.
     
  • Pour les kinésithérapeutes intervenant en laboratoire, en cabinet ou dans une structure dédiée à la réalisation de prélèvements pour patients suspectés d’infection à la covid-19, ils pourront coter un AMK 4,54 pour un prélèvement nasopharyngé et un AMK 2,75 pour un prélèvement salivaire.
     
  • Les kinésithérapeutes qui pratiqueront des actes de prélèvements à domicile pourront coter un AMK 6,15 pour un prélèvement nasopharyngé et un AMK 3,8 pour un prélèvement salivaire.


Pour pouvoir effectuer les prélèvements, les kinésithérapeutes doivent être en mesure d’attester de leur formation et fournir une attestation d’habilitation. La formation doit être réalisée par un médecin ou un biologiste médical et répondre aux recommandations de la Société Française de Microbiologie.

Voir le guide de formation de la Société Française de Microbiologie

Voir la fiche d'évaluation et d'attestation de la formation

 

STRATEGIE DE DEPISTAGE ET DE DIAGNOSTIC EN ILE-DE-FRANCE

Mise à jour : 15/09/2020

Dans le but de fluidifier le diagnostic et le dépistage des personnes suspectées d'infection Covid-19, l'ARS IDF a revu la stratégie régionale en définissant 2 niveaux de priorité. L'ARS IDF déploie également l'ouverture progressive de centres de dépistage et de diagnostic covid (CDDC) permanents, ouverts 6j/7, de 8h à 14h, dans un premier temps, réservés au personnes prioritaires.

Quels sont les 2 niveaux de priorité ?

  • Priorité 1 : test à visée diagnostique à réaliser dans les 24 heures, avec obtention des résultats dans les 24 heures suivantes.
    • Qui est concerné ?
      • Toute personne symptomatique munie d'une prescrition médicale.
      • Toute personne ayant eu un contact à risque, munie de son justificatif de "contact tracing" (sms ou mail de l'Assurance Maladie ou de l'ARS).
      • Tout professionnel de santé, muni de sa carte CPS.
      • Tout personnel soignant intervenant à domicile, muni de son contrat de travail ou d'un justificatif de salaire.
  • Priorité 2 : test à visée de dépistage, possible mais non prioritaire dont la réalisation et le rendu du résultat sont fonction des capacités du laboratoire.
    • Concerne toute autre situation, notamment les personnes souhaitant disposer d'un test dans le cadre d'un voyage, ou des dépistages préventifs sans lien avec un risque précisément identifié.
L'ARS IDF précise que, pour se faire dépister, vous avez donc 3 possibilités :

 

TESTS PCR POUR LES PROFESSIONNELS DE SANTE

Mise à jour : 24/08/2020

Près d'un quart des infections au coronavirus reste asymptomatique, et environ 50 % des transmissions surviennent durant la phase pré-symptomatique du cas index. 

Durant la période estivale, vous avez donc peut-être été en contact avec le virus et développé la maladie sans le savoir.

Le Ministère des solidarités et de la santé, via DGS Urgent, recommande donc à tout(e) professionnel(le) de santé un dépistage par RT-PCR, dans les cas suivants :

  • Symptômes évocateurs de COVID-19
  • Identifié comme personne contact d'un cas de COVID-19
  • Ayant participé à un rassemblement de nombreuses personnes (repas de famille, mariages, festivals, concerts, funérailles, etc.)
  • Au retour d'une zone à risque : séjour à l'étranger ou à Mayotte ou en Guyane ou dans un autre lieu, y compris en métropole, dans lequel la circulation du virus est élevée (foyer épidémique (cluster) ou incidence anormalement élevée)
  • Revenant de congés quelle que soit la zone de villégiature, s'il prend en charge des patients fragilisés : immunodéprimés, insuffisants respiratoires, sujets âgés.

Le dépistage peut être réalisé dans un laboratoire de biologie médicale habilité, ou dans le laboratoire d'un établissement de santé habilité. La liste de ces laboratoires est disponible ICI

 

DEPISTAGE SUR PRESENTATION DE LA CPS

Mise à jour : 26/06/2020

Un nouvel arrêté est paru au Journal Officiel de ce jour. Désormais, les professionnels de santé peuvent, sur présentation de leur Carte de Professionnel de Santé (CPS) demander un dépistage d’infection au COVID-19, ou un test de détection d’anticorps contre ce virus.

Ils peuvent le faire dans le laboratoire de leur choix et ces tests seront intégralement pris en charge par l’Assurance Maladie

Consulter l'arrêté ICI

 

TESTS SEROLOGIQUES DESTINES AUX PROFESSIONNELS DE SANTE

Mise à jour : 28/05/2020

Valérie PECRESSE, présidente du Conseil Régional d’Île-de-France nous a transmis un courrier dans lequel elle nous informe de la mise à disposition, auprès des mairies, de tests sérologiques destinés aux professionnels de santé.

Vous pourrez ainsi évaluer, gratuitement votre situation sérologique.

Pour l’heure, nous ne connaissons pas les modalités d’organisation prévues par les municipalités. Nous vous invitons donc à vous rapprocher directement de vos mairies.
 
Voir le document complet ICI