Lauréats du Prix Irénée 2025

Retour sur la Cérémonie du Prix Irénée ce Jeudi 6 novembre 2025

Hier soir, l’URPS Kiné IDF mettait à l’honneur l’excellence académique et l’engagement de la nouvelle génération de kinésithérapeutes lors de la remise du Prix Irénée.

Ce prix récompense les meilleurs travaux de fin d’étude et 5 finalistes sont ensuite sélectionnés pour présenter leur mémoire devant un jury d’élus URPS Kiné IDF et un public composé de kinésithérapeutes, d’enseignants et d’étudiants

🏆 Félicitations aux Lauréats 2025

1ère place – Victoria Benzarti-Simon (ADERF/EKP)

La prévention des troubles musculo-squelettiques chez les pianistes professionnels : État des lieux et proposition d’un protocole.

2ème place – Julien Gillette (EFOM)

Effets d’un programme de renforcement des stabilisateurs latéraux de hanche sur l’instabilité chronique de cheville : essai randomisé contrôlé.

3ème place – Victor Baillet (ADERF/EKP)

Ressenti des kinésithérapeutes après l’utilisation de la sonification du mouvement dans la rééducation post-AVC.

4ème place – Barthélémy Pogin (EFOM)

Propriétés psychométriques des questionnaires de qualité de vie pour les patients atteints de BPCO (Revue systématique).

5ème place – Nora Corneille (ENKRE)

Intérêt d’une approche kinésithérapique dans l’amélioration de la qualité de vie des femmes atteintes d’endométriose.

Nous remercions chaleureusement  les personnalités présentes lors de l’événement :

  • Karine Langlois, Directrice de l’IFMK EFOM
  • Le Crédit Mutuel, représenté par @Arnaud Franceschi, pour leur soutien
  • Kiné La Revue, partenaire du Prix Irénée

Félicitations aux lauréats, aux finalistes et à l’ensemble des participants pour la qualité et la richesse de leurs travaux, qui contribuent au progrès continu de la kinésithérapie.

Les gagnants 2025

Retrouvez ci-dessous les lauréats du Prix Irénée 2025

Titre du mémoire La prévention des troubles musculo-squelettiques chez les pianistes professionnels. État des lieux et proposition d’un protocole.

 

Introduction
Les pianistes professionnels sont particulièrement exposés aux troubles musculo-squelettiques (TMS), en raison des postures prolongées, des gestes répétitifs et des exigences techniques élevées de leur pratique. La prévalence des TMS est estimée entre 25 et 77 % chez les pianistes, avec un impact significatif sur leur qualité de vie et leur carrière. Pourtant, la prévention des TMS dans cette population reste limitée, les musiciens consultant rarement et manquant d’information sur les stratégies de prévention. Pianiste amatrice depuis 14 ans et diplômée du conservatoire, j’ai souhaité interroger la place du kinésithérapeute dans la prévention des TMS chez le pianiste professionnel, avec pour objectif l’élaboration d’un protocole adapté à leur pratique, tenant compte de leurs besoins spécifiques, de leur environnement, de leur motivation et de leurs habitudes.

Méthodes
J’ai mené une étude quantitative et qualitative via un questionnaire de 36 questions diffusé aux pianistes professionnels en formation dans des conservatoires en France. Les thèmes abordés incluaient leur profil, leurs ressentis physiques pendant la pratique, l’impact de l’environnement et du stress, l’état de la
prévention des TMS, leur intérêt pour un protocole préventif et leurs suggestions pour améliorer leur confort.

 

L’échantillon comprenait 34 pianistes âgés de 18 à 65 ans.

Pour structurer l’étude, j’ai formulé cinq hypothèses selon lesquelles :
• Les pianistes ressentent fréquemment des douleurs aux membres supérieurs après leur pratique,
• Ils manquent de connaissances sur les techniques de prévention
• Ils consultent peu par manque de temps ou par normalisation de la douleur
• Leur environnement et le stress influencent leur pratique
• Ils sont intéressés par des actions de prévention adaptées

Résultats
85 % des pianistes ont déclaré ressentir des douleurs ou inconforts liés à leur pratique, principalement aux
avant-bras, poignets, épaules et rachis cervical, avec un impact sur leur capacité de jeu.
Peu consultent des professionnels de santé, confirmant une négligence de leur santé par manque de
temps et par normalisation de la douleur.

79 % identifient le stress et la pression institutionnelle comme ayant un impact sur leur posture et leur
qualité de jeu.
La majorité n’a jamais bénéficié de formation spécifique sur la prévention des TMS durant leur parcours en
conservatoire.

Pour autant, 92 % se disent intéressés par un protocole de prévention et prêts à intégrer des exercices
d’échauffement, d’étirements et des adaptations posturales dans leur pratique quotidienne.
Les suggestions recueillies incluent le besoin d’informations sur l’ergonomie du poste de jeu, des
exercices spécifiques, et une meilleure gestion du stress.

Discussion
Cette étude confirme la fréquence élevée des TMS chez les pianistes en formation, en lien avec la pratique
intensive, les gestes répétés et les postures prolongées.
Face à ce constat, la prévention doit devenir une priorité. Elle permet de réduire l’apparition des douleurs,
d’améliorer le confort de jeu et de préserver la carrière des musiciens.

J’ai élaboré un protocole de prévention comprenant :
• Des séances d’information sur les TMS et l’ergonomie au piano
• Des exercices d’échauffement, d’étirements et de renforcement spécifiques
• Des conseils sur l’organisation des temps de pratique, les pauses et la gestion du stress

Les professeurs de piano ont un rôle clé en sensibilisant leurs élèves à l’échauffement et aux bonnes
postures dès le plus jeune âge.

Les kinésithérapeutes et professionnels de santé doivent aussi être impliqués, en proposant des bilans
préventifs et des ateliers adaptés aux musiciens, afin d’agir avant que les douleurs ne deviennent
chroniques.

 

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Titre du mémoire
Effets d’un programme de renforcement musculaire des stabilisateurs latéraux de hanche sur des sujets instables chronique de cheville : un essai randomisé contrôlé
Introduction
L’instabilité chronique de la cheville (ICC) est une complication fréquente des entorses latérales, touchant environ 40 % des patients. Elle se manifeste par des entorses récidivantes, une sensation d’instabilité et une altération de la stabilité fonctionnelle. Les mécanismes à l’origine de cette instabilité ont d’abord été décrits localement, au niveau articulaire et musculaire. Aujourd’hui, plusieurs études suggèrent l’existence d’un lien entre l’ICC et une faiblesse des muscles stabilisateurs latéraux de la hanche, en particulier le moyen fessier, sans que l’efficacité d’un renforcement ciblé de ce muscle ait été clairement démontrée. La présente étude vise à évaluer l’effet d’un protocole basé sur l’exercice du pelvic drop sur la stabilité fonctionnelle et dynamique de la cheville.
Méthodes
Cette étude, un essai contrôlé randomisé en simple aveugle, a inclus 30 sujets présentant une instabilité chronique de cheville (score CAIT < 24), répartis aléatoirement en deux groupes de 15. Le groupe intervention a suivi, à domicile, un programme de renforcement du moyen fessier fondé sur l’exercice du pelvic drop, à raison de trois séances hebdomadaires durant six semaines, avec une progression de la charge ajustée selon l’échelle de Borg. Le groupe contrôle n’a bénéficié d’aucune intervention. Les évaluations, réalisées avant et après l’intervention par deux évaluateurs indépendants et formés, portaient sur le score CAIT (critère principal), la force isométrique maximale du moyen fessier (MVIC) mesurée par dynamomètre, et les performances au Y-Balance Test (YBT) dans les directions antérieure, postéro-latérale et postéro-médiale. Les données ont été analysées à l’aide de tests statistiques adaptés, avec un seuil de significativité fixé à p < 0,05.
Résultats
Un participant du groupe intervention a été perdu de vue en raison d’une entorse de cheville survenue indépendamment de l’étude. À l’inclusion, aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes, ce qui garantit leur comparabilité. Le score CAIT s’est significativement amélioré dans le groupe intervention (∆ = +5,1 ; p = 0,004), bien qu’aucune différence significative n’ait été retrouvée en comparaison intergroupe (p = 0,077 ; GI, groupe intervention = 5,1 ± 6,1 ; GC, groupe contrôle = 2,1 ± 4,9). La force isométrique du moyen fessier a progressé de manière significative en faveur du groupe intervention (p = 0,012 ; GI = +1,5 ± 3,6 ; GC = –1,0 ± 1,7). Une corrélation entre les deux variables est observé en pré-intervention. Concernant le Y-Balance Test, aucune amélioration significative n’a été observée (p > 0,3). Les participants ayant suivi le protocole ont également rapporté une meilleure stabilité perçue et une diminution des douleurs à l’effort.
Discussion
Les résultats montrent une amélioration significative du score CAIT dans le groupe intervention par rapport au groupe contrôle (p < 0,01). Une augmentation significative de la force isométrique du moyen fessier (MVIC) a également été observée dans le groupe intervention (p < 0,05). Concernant le Y-Balance Test, seule la direction postéro-médiale a montré une amélioration significative après intervention (p < 0,05). Aucun changement significatif n’a été relevé dans le groupe contrôle. Ces résultats suggèrent que le renforcement du moyen fessier via le pelvic drop pourrait améliorer la stabilité fonctionnelle de cheville chez des sujets atteints d’instabilité chronique. Ils soulignent par ailleurs l’importance de la chaîne cinétique proximale dans le contrôle postural et la prévention des récidives d’entorses.

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Le ressenti des kinésithérapeutes après l’utilisation de la sonification du mouvement (SM) dans la rééducation du membre supérieur parétique à la suite d’un AVC
Introduction
La rééducation post-AVC repose sur une prise en charge précoce, d’intensité croissante, centrée sur la tâche et les exercices doivent être répétés jusqu’à l’apprentissage. La sonification du mouvement (SM) regroupe l’ensemble des dispositifs technologiques assurant une traduction en temps réel des paramètres du mouvement en paramètres sonores, plus généralement, la production de sons ou de musique à partir du mouvement humain. L’idée, dans le cadre de mon étude, serait de faire appliquer à des kinésithérapeutes un protocole de SM dans le cadre d’une prise en charge de patients post-AVC chronique. L’objectif final est de recueillir le ressenti des kinésithérapeutes ayant mis en pratique le protocole de SM lors de séances avec des patients post-AVC chroniques. Ma question de recherche est la suivante : Quel est le retour d’expérience de kinésithérapeutes ayant essayé d’appliquer un protocole de SM lors d’une séance de rééducation d’un patient post-AVC chronique ?
Méthodes
L’étude menée est qualitative, chaque kinésithérapeute aura deux entretiens à passer : le premier entretien aura lieu d’une part pour recueillir leur connaissance initiale sur la SM et d’autre part pour présenter aux kinésithérapeutes le protocole de SM à appliquer lors d’une séance avec un patient post-AVC chronique. Le geste qui a été choisi pour le protocole est celui d’amener son téléphone à l’oreille car il s’agit d’un geste fonctionnel et utile au quotidien pour le patient. Le second entretien aura lieu quelques semaines après pour recueillir le ressenti des kinésithérapeutes concernant l’application du protocole. Pour être inclus dans la population, les participants doivent être masseurs-kinésithérapeutes diplômés d’Etat et prendre en charge des patients post-AVC chroniques. Les kinésithérapeutes ayant répondu favorablement à ma demande d’entretiens exercent tous en cabinet libéral.
Résultats
Trois kinésithérapeutes exerçant en cabinet libéral ont accepté de participer à mon étude. Lors du premier entretien, les kinésithérapeutes n’avaient pas une connaissance initiale claire de la SM. Certains ont cité des méthodes qu’ils utilisent ou connaissent, faisant intervenir un rythme. Cependant, le rythme ne permet pas de donner un retour sur la qualité du mouvement du patient ce qui est une des spécificités de la SM, à savoir l’accompagnement de l’exécution du mouvement tout au long de son déroulement. Concernant le second entretien, l’utilisation de la SM a été appréciée par les kinésithérapeutes, d’une part par son aspect ludique ce qui influe sur la motivation du patient à réaliser l’exercice. D’autre part, par le feedback sonore que ce concept procure permettant une indication au patient sur la qualité de son mouvement. Concernant les perspectives d’utilisation de la SM, les kinésithérapeutes y verraient une plus-value dans le cadre de l’auto-rééducation du patient.
Discussion
La spécificité de la SM est de permettre un retour sur la qualité du mouvement effectué par le patient grâce à un feedback sonore continu. Cette propriété de la SM pourrait être une solution pour permettre un retour sur les mouvements du patient en l’absence du kinésithérapeute dans un contexte d’auto-rééducation. De plus, l’aspect ludique de ce concept pourrait contribuer à augmenter la motivation du patient à réaliser l’exercice. D’autres dispositifs présentant également un aspect ludique permettent quant à eux d’instaurer un rythme au patient et permettent ainsi de travailler la vitesse du mouvement. Dans le cadre d’une rééducation post-AVC, est-ce qu’il faut privilégier le travail de la vitesse ou celui de la qualité du mouvement ? Est-ce que la combinaison d’un dispositif instaurant un rythme combiné à la SM permettrait d’obtenir des résultats plus efficaces sur la rééducation du patient ?

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Quand le vécu devient mesurable : Évaluation des propriétés psychométriques des questionnaires de qualité de vie spécifiques aux patients atteints de BPCO (Revue systématique)
Introduction
La BPCO présente un véritable enjeu de santé publique. Cette pathologie se caractérise par une inflammation chronique des bronches, entraînant une diminution des capacités respiratoires provoquant des symptômes invalidants. Parmi ceux-ci, la dyspnée d’effort contribue à la dégradation de la qualité de vie des patients. Pour évaluer cette qualité de vie, plusieurs questionnaires spécifiques ont été développés. La HAS en recense 8 : le CAT, le VSRQ, le CCQ, le VQ11, le CRQ, le BDI/TDI, le DIRECT et le SGRQ. Toutefois, aucune comparaison statistique n’a encore été réalisée entre ces outils. Une approche pertinente pour évaluer ces questionnaires consisterait à examiner leurs propriétés psychométriques, à savoir la validité, la fiabilité et la sensibilité au changement. En pratique libérale, où les consultations sont souvent limitées en temps, le choix d’un outil simple, validé et pertinent est crucial pour adapter efficacement la prise en charge et suivre l’évolution du patient.
Méthodes
Une revue systématique a été réalisée en double aveugle selon la grille PRISMA et conformément au guide COSMIN. L’objectif était de faire un état des lieux des propriétés psychométriques de ces questionnaires afin de proposer un grade de recommandation pour chacun d’entre eux.
Résultats
Quatorze études ont été incluses, évaluant les propriétés psychométriques des huit questionnaires identifiés. Parmi l’ensemble des questionnaires, le VQ11 est apparu comme étant le questionnaire avec les propriétés les plus solides, avec trois propriétés jugées bonnes, toutes issues d’études de haute qualité. Cependant, le CAT est le questionnaire répondant au mieux aux critères COSMIN, c’est pourquoi, il est le questionnaire recommandé dans cette revue. En effet, il a montré une bonne validité discriminante et une bonne fiabilité test-retest, malgré une validité de contenu jugée douteuse mais soutenue par un niveau de preuve élevé.
Discussion
De nouvelles études évaluant les propriétés psychométriques de chaque questionnaire de manière plus exhaustive et prenant en considération la faisabilité et l’interprétation de ces derniers sont nécessaires. Le CAT, bien que présentant des lacunes, reste l’outil le plus robuste actuellement disponible d’après la méthodologie COSMIN. Cependant, le VQ11 semble plus riche et plus performant, mais nécessite une évaluation plus poussée de sa validité de contenu. Par ailleurs, cette revue questionne l’inclusion de la notion de subjectivité du vécu dans l’évaluation de la qualité de vie, en soulignant les limites des approches standardisées. Elle met en lumière la nécessité d’approches complémentaires intégrant la notion de subjectivité du vécu du patient. La médecine narrative étant une piste prometteuse, pourrait offrir un espace d’expression complémentaire permettant de mieux comprendre l’expérience du patient.

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Étude qualitative : Intérêt d’une approche kinésithérapique dans l’amélioration de la qualité de vie des femmes atteintes d’endométriose
Introduction
L’endométriose est une pathologie chronique, inflammatoire et multisystémique, touchant une femme sur dix en âge de procréer. Souvent réduite à sa seule dimension gynécologique, elle altère pourtant profondément la qualité de vie sur les plans physique, émotionnel et social. Malgré sa prévalence, elle demeure sous-diagnostiquée et peu prise en compte dans les parcours de soins. Dans ce contexte, la kinésithérapie représente une approche prometteuse, encore peu reconnue. Ce travail explore la manière dont la kinésithérapie peut contribuer à améliorer la qualité de vie des patientes atteintes d’endométriose, à travers une étude qualitative menée auprès de kinésithérapeutes spécialisés.
Méthodes
Une étude qualitative a été menée afin d’explorer le rôle du kinésithérapeute dans la prise en soin de l’endométriose. Quatre entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès de praticiens spécialisés, puis retranscrits, codés et analysés de manière thématique. Cette démarche s’est appuyée sur les recommandations SRQR et COREQ, afin d’assurer la rigueur scientifique et la transparence méthodologique. Le guide d’entretien couvrait les techniques utilisées, les objectifs thérapeutiques, la relation patient-thérapeute et les limites perçues dans la pratique. L’approche qualitative permet de valoriser l’expérience clinique et de dégager des éléments de compréhension concrets, contextualisés, adaptés à une pathologie encore peu intégrée aux protocoles standardisés. Ce travail vise ainsi à enrichir la réflexion professionnelle et institutionnelle sur la prise en soin de l’endométriose.
Résultats
Les kinésithérapeutes interrogés décrivent un rôle central dans la prise en soin de l’endométriose. Leurs interventions conjuguent des techniques manuelles, internes (libérations myofasciales, mobilisations), actives (basées sur le mouvement et l’activité physique adaptée), posturales et respiratoires. L’éducation trouve une place prépondérante, car en donnant des outils concrets, des stratégies d’autogestion, elle permet aux patientes de devenir actrices de leur santé. De plus, la prise en soin nécessite une approche individualisée, adaptée à la variabilité des symptômes et au vécu des patientes. Les participants soulignent les bénéfices observés : réduction de la douleur, amélioration du sommeil, de la vie intime, du bien-être général et du sentiment de contrôle corporel. Cependant, un manque de visibilité institutionnelle, de collaboration entre professionnels et de formation spécifique demeure un frein à une intégration optimale dans les parcours de soins.
Discussion
Ce mémoire montre que la kinésithérapie peut jouer un rôle réel et concret dans l’amélioration de la qualité de vie des femmes atteintes d’endométriose. Les résultats mettent en lumière l’impact positif d’une prise en soin globale, adaptée, et co-construite avec la patiente. Cette approche ne se limite pas au traitement symptomatique, elle soutient aussi la reprise de pouvoir d’agir, la confiance corporelle et l’autonomie. Pour autant, des zones d’ombre subsistent : comment légitimer cette pratique dans les parcours de soin ? Comment mieux l’intégrer dans les formations initiales, les recommandations officielles et les prescriptions médicales ? L’échantillon restreint et l’absence du point de vue des patientes sont des limites importantes. Ce travail ouvre donc la voie à de futures recherches et invite à repenser la place du kinésithérapeute dans l’endométriose, comme un acteur de proximité, formé, visible et pleinement impliqué dans une approche multidisciplinaire.

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